... Colombia, tierra querida ...

  • Yann

En Colombie nous serons passé une première fois en stop et en bus (en ayant laissé nos vélos à Quito) pour rejoindre ma petite famille à Bogota pour les vacances de noël. Nous Un peu de sport pour Janavons passé 3 jours dans le centre de cette capitale aux murs peinturlurés pour y découvrir une culture très riche. Puis direction Carthagène, sur la côte caraïbe. Ville très touristique, surtout en cette saison. Pendant un moment en voyant cette plage envahi par les buildings, j'ai cru atterrir à Miami. Mais une musique tout droit venu d'Afrique m'a prouvé le contraire. Sur la côte colombienne,  il y a beaucoup de descendants d'esclaves, et je dois dire que j'ai été très surpris de voir à quel point leur culture africaine est restée vivante aussi bien au niveau de la musique que de la danse. Je me revoyais replongé au Sénégal. Après dix jours qui passèrent très vite, c'est déjà l'heure des au revoirs avec la famille, pour retourner en Equateur et se préparer à un nouveau voyage en Colombie bien différent.           

 

  De retour à Quito, dans la maison du bonheur ou nous avons déjà passé plus d'une semaine, nous retrouvons nos amis argentins et brésilien ainsi qu'un chilien rencontré sur la route. Voyageurs eux aussi, ils gagnent leur pain en jonglant et en faisant les clowns au feu rouge. Pratique très répandue en Amérique du Sud. Le feeling est très vite passé entre nous et, étant dotés d'un esprit clownesque ouvert à toute nouvelle aventure, ils se sont très vite animés pour se joindre a nous.DSC00710  

 - Mais sans argent comment se procurer des vélos, des sacoches, et subvenir aux besoins du voyage?

 - Ce n'est pas l'argent qui arrête ceux qui croient en leurs rêves et qui ont appris à faire avec ceux qu'ils ont.

Pour les vélos ils ont frappés à toutes les portes pour récupérer des pièces détachées destinées à rouiller dans un coin et rencontrés des mécaniciens dévoués. Pour les sacoches: des bidons en plastique, du fil de fer et des restes de sac à dos cousus entre eux. Et pour le reste, ¨Vamos adelente¨ et on verra ce que nous réserve la route et les rencontres.

Tout ces ¨locos¨ nous rejoignent à Pasto, pas très loin de la frontière colombienne où nous nous sommes rendus précipitamment car notre visa équatorien touchait à sa fin. C'est dans une euphorie débordante, riant, criant, chantant que nous avons pris la route, encouragés par les cris et les klaxons des locaux, vers cette nouvelle aventure. Après une nuit à camper tous ensemble, nous rencontrons le lendemain celui qui sera le douzième apôtre de notre cirque international à roulettes. Il est colombien, parti seul pour voyager à vélo, il va vite se faire embarquer dans le tourbillon qui s'est mis en marche. L'équipe est donc au complet, nous pouvons commencer les présentations:   

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Andrés, dit Tweety, argentin,

petit clown jongleur survolté.

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Besa, le bienveillant,

ambassadeur de la douceur do Brazil.

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Lucas, dit Titan, argentin, arts martiaux, escalade...

il fait tout à font, à font, à font...

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David Alejandro, chilien,

le saxophoniste attitré.

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Luis, dit Barba, argentin, le douillen,

clown, jongleur et peintre.

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Carlos, colombien, le sage,

jongleur à la boule de contacte.

 

 Voyager à 12 c'est une aventure encore bien différente. Un point de rendez-vous est fixé pour l'étape du soir et c'est partit pour une journée pleine de rebondissements. Au fil des évènements: crevaisons, rencontres, invitations... on se recroisent tout au long de la journée. Une mission malgré tout, car c'est pas le tout de pédaler, gagner quelques Pesos pour avoir de quoi cuisiner le soir. Alors sur la route, certains s'arrêtent à la vue d'un restaurant, pour y jouer de la DSC00800musique (et se retrouvent souvent invités à manger par le patron ou un client) pendant que d'autres se postent au feu rouge pour jongler. Nous présentons aussi un spectacle de cirque dans la rue. Grâce aux petits numéros que chacun actue au feu rouge, le show s'est monté très vite. Clown, jonglage, acrobaties, musique et surtout, le plus important, la joie de vivre, une énergie débordante et l'envie de partager. La sauce passe! Les sourires s'affichent sur le visage du public enchanté de voir débarquer chez eux une caravane de clowns nomades aux accents bien différents.

Et nous avons toujours subvenus à nos besoins ainsi, mais ce n'est pas sans compter sur la générosité des colombiens. Le coeur sur la main! Toujours à se faire inviter à boire un café ou manger quelque chose. Comme un soir, où nous étant réunis sur la place de la ville suite à une longue journée de vélo. Doña Carmen, suite à une discussion avec Besa, lui dit: " - Oh bah je vous invite à manger! - Mais Carmen, nous sommes douze. - Ne t'inquiètes pas j'ai l'habitude de cuisiner pour beaucoup de gens... ". Des anges gardiens comme cette dame nous en recroiserons plusieurs. Notamment Irma à Popayan et Pilar à Medellin chez qui nous seront hébergés respectivement pendant une semaine. Et quel bonheur de trouver une famille d'adoption un peu partout!

 

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 Nos montures nous ont parfois menées dans des lieux loin d'être touristiques, où beaucoup de colombiens n'osaient pas se rendre. Des quartiers populaires des villes de Cali, Medellin et Chinchina. Avant de poser le pied en ces lieux, de nombreuse personnes nous avisaient des risques d'agressions mais nous y avons à chaque fois reçu un accueuil extraordinaire. Comme à Siloé, quartier populaire très mal réputé de Cali.  Énormément de vie dans les rues, musique à toute heure, et des habitants animés d'une réelle envie de partager avec ces étrangers qu'on attendait pas arriver ici. David, travailleur social, nous y a accueillis dans son centre culturel. Ici, cours de danse (salsa, hip hop, danse traditionnelle...), de peinture, orchestre symphonique (preuve que la musique n'a pas de frontière), salle multimédia... Tout fonctionne à merveille car le lieux est géré par les locaux. Pas besoin de se frotter à une lourde administration pour mettre en oeuvre une idée: pendant que nous présentons le spectacle, deux jeunes du quartiers s'animent à peindre un mur du centre d'après un dessin que j'ai réalisé sur le thème de notre voyage. 

 

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  Alors tout va bien dans le meilleur des mondes en Colombie? Et ce qu'on nous dit à la télé alors? Les enlèvements, le trafic de drogue? Nous n'avons jamais eu aucun soucis, mais il est vrai qu'au nord du pays, en empruntant une route où la guérilla est présente, nous avons vu des restes de bus cramés de la veille. La télé a beau nous relater les méfaits des FARC, jamais nous n'apprenons quelles sont leurs revendications. Et il est bien dur d'apprendre DSC00952quelque chose sur la situation du pays en interrogeant les gens. Les conflits sont tellement anciens et entremêlés... J'ai tout de même appris que les FARC étaient à la base un parti politique de gauche. Leurs représentants, lorsqu'ils se sont présentés aux élections se sont fait assassinés. Pour cela, la guérilla est aujourd'hui leur moyen d'action. D'un autre côté, il y a les paramilitaires. Armée privée qui défend les avantages des multinationales. En discutant avec les gens, nous apprendrons bien souvent qu'ils ont un proche, ami ou de la famille, qui est mort ou qui a disparu suite aux actes de la guérilla ou des paramilitaires. Le peuple a été pris en otage entre les intérêts politiques.

La situation est aujourd'hui bien plus calme qu'il y a dix ans mais il est certain que les colombiens ont beaucoup souffert. Souvent nous avons pensé à ce dicton, "c'est quand on a souffert que l'on approche de la sagesse". Sur ces terres nous avons pris une grande leçon d'humanité. Guidés par nos vélos,  nous avons avancé au rythme du coeur des gens, bercés par la musique, omniprésente ici (¡même lorsqu'ils parlent ça chante!). Et un rythme colombien appelé Cumbia, basé sur la cadence du coeur, résonne encore dans nos têtes.

 

       

 

Un petit exemple en musique

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En espérant qu'un jour cette musique pleine d'amour face s'estomper le chant des mitraillettes. Et que l'on apprenne enfin que sur cette terre métissée, où les gens s'appellent entre eux "vesino" (voisin) ou "hermano" (frère) on rencontre beaucoup plus de respect et d'amour que de haine. 

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Arezki 27/04/2011 12:55


Hey! Salut Yannoche!!!
J'espère que tu vas bien. Je te souhaite un joyeux anniversaire, beaucoup de bonnes choses et d'heureuses rencontres lors de ton voyage et plein de courage pour continuer.

Profites bien, roi du donnage!

A bientôt l'ami!!


Yann 27/04/2011 21:40



Hé hé BBHHH!!!


Merci, ca fait bien plaisir. Je vais continuer a ma la donner comme il faut.


Je sais pas si tu l´as vu mais la reine des BH a posté un message, ou une histoire, que j´ai trouvé bon de te faire partager  en tant que BH.


 


¨ Le commencement du monde!!!
Beaucoup d'histoires conflictuelles s'écrivent, s'opposent ou se modifient à ce sujet. Je vais vous conter la véritable histoire.

Maitre BH, la véritable bh reine, se sentait tout(e) -> on sait pas très bien avec les bh et peut importe c'est pas ca qui compte.
Je disais donc que maitre BH, la véritable bh reine se sentait tout(e) seul(e) dans son petit monde.
Du coup il décida de sla donner. Mais pour ca il lui fallait avoir des choses à porter de donnage.
Le premier jour il créa l'humanité pour qu'il puisse embeter, taquiner, moukater, s'amuser avec d'autres personnes.
Le deuxième jour il créa les vetements pour que certaines bh puissent se dévêtir.
Le troisième jour il créa les festochs avec de la musique pour que les bh puissent se trémousser l'arrière train.
Le quatrième jour il créa la tise pour que les bh un peu timide se dévergondissent.
Le cinquième jour il créa l'art pour que les bh puissent s'exprimer encore autrement.
Le sixième jour il déprima parce qu'avec tout ce qu'il avait fait les gens ne se la donnaient pas et ca, ca lui mettait un coup au moral.
Et le septième jour, après une bonne nuit de réflexion (certains disent qu'il s'est roulé un pti pet et préparé un ti thé) il créa un homme et une femme qui savaient se la donner et qui
pourraient l'accompagner. Et là nacquit Yann Graffion dit yannouchka, yannoch ou la bh (tout dépend des peuples) et Axelle Portailler dit la peutiteuuuu beuhhhlleeetteuuuuuhhh (là c'est surtout
le nombre de e, u , h qui changent entre les peuples).

Depuis ce jour maitre bh regarde ses deux petites bh se la donner et entrainer avec elles tout le monde qu'elles (ils) rencontrent car à leur contact les gens sourient.

Voilà mes ami(e)s pour votre 25000 ième anniversaire je vous souhaite beaucoup de gateau mais surtout beaucoup de donnage.

Gros gros bisous à vous deux et à bientot.

BH¨


Des bises a toi l´ami, que le donnage t´accompagne!



Marielle 17/04/2011 23:09


Que dire? Wahou... Quelle aventure!!

Ca ne doit pas être simple tous les jours...mais wahou... je t'admire!

Profites-en bien! (ce que tu as déjà l'air de faire!) ;)

Et merci pour le voyage!

Bises

Marielle


SUZY 17/04/2011 20:23


Cher Yann ...
j'ai voyagé en lisant ton récit ...
je suis enchantée de voir que tout se passe bien et je ne suis pas étonnée de te retrouver Clown avec tes nouveaux comparses !!!!
merci pour ce partage,
profite bien de cette magnifique aventure !!!!
plein de bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz


Yann 17/04/2011 21:35



He he la Krolette... Ca fait plaisir si je t'ais apporte un peu de voyage avec ce blog. Je vais continuer a profiter a fond de ce reve eveille. Je te fais plein de bisous et te souhaite tout le
meilleur!!!



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