Bolivie, suite et fin...

  • Yann

 

P6261368 Le départ d'Uyuni, ça commence par une grande côte de terre et de gravier. La roue de la charrette dérape, obligé de refaire des démarrages en côtes tout les 3 mètres, et on se résigne finalement à pousser la charrette. Après quelques kilomètres difficiles, on est amené, pour notre plus grand bonheur, à baptiser la nouvelle route en construction. Ça fait bien longtemps que nos vélos n'avez pas filés comme ça sans effort. Et avec ce léger plat descendant, on pourrait se croire dans un P6251334vaisseau spatiale, ça glisse tout seul,  il n'y a qu'une chose a faire, ouvrir grand les yeux et se laisser subjuguer par ces paysages hallucinants. Ça passe des roches violettes suspendues au dessus du vide, en passant par des plaines verdoyantes aux milles cactus, pour finir par un enchevêtrement de rochers jaunes qui ont l'air de couler en direction du ciel.

 

 

vallé d'Ailla

 

 Puis on débarque au village de Ticatica. C'est un monsieur au regard très serein qui nous accueille chez lui: Don Eliséo. Il nous montre le chemin de sa maison en nous guidant grâce à une machine de sa fabrication: quatre roues, un pédalier, un volant, une carrosserie et une chaise bien confortable. Et un soir je le vois débarquer avec une brouette et une batterie qu'il a fait charger. La batterie installée dans sa voiture à roulette, il part faire un tour dans le village pour faire résonner une musique douce dans les ruelles escarpées du village.P6241318

Notre passage à Ticatica a été mémorable aussi parce qu'on a débarque le 23 Juin, jour de la San Juan. Ici en Bolivie, il n'y a pas seulement un feu dans chaque maison mais des brasiers qui s'allument et s'éteignent à tour de  rôle dans tout les recoins de la montagne. La lune éclairant nos pas, on grimpe la montagne pour pouvoir admirer ce spectacle. Nous ne faisons pas de feu pour pouvoir rester dans l'obscurité et profiter du spectacle au maximum comme si nous étions dans les gradins d'une salle de spectacle. Avec les feux qui s'allument et s'éteignent, l'espace qui nous entoure se transforme. Au ciel étoilé grandiose de Bolivie s'ajoute de nouvelles constellations étranges formées par les lumières du village et des feux. Ce soir là, la ligne d'horizon disparaît, pour nous laisser dans un espace dédié au rêve et à la contemplation.

 

San JuanLe lendemain, c'est brutalement que nous sommes sortis des rêves qui nous avaient suivis dans nos duvets. En effet, une autre tradition s'opère le lendemain de la San Juan. Et c'est Ciboulette qui va en faire les frais la première. En ouvrant la porte qui donne sur la rue, elle se prends un gros sceau d'eau. Et oui, après une soirée enflammée, c'est bataille d'eau. On se défendra comme on peut avec nos gourdes de cyclistes mais il faut savoir que personne ne peut passer à côte. Afin de respecter la tradition, et aussi un peu pour se venger,  on a arrosé les élèves du village à la fin du spectacle que l'on a présente dans le village. Une bonne tranche de rigolade avant  d'affronter les côles qui nous mèneront à Potosi, la ville de plus de 5000 habitants la plus haute du monde. Potosi, c'est aussi l'entrée dans une autre Bolivie. Ville coloniale avec ses richesses et les cicatrices encore ouvertes de son passé sanglant.


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  De Potosi, on se dirige vers Sucre, ancienne capitale de l'Empired'Espagne. Puis vers Cotchabamba, avec 200km de route pavée à affronter pour s'y rendre (peut être le pire de toute les route après les chemins de sable). Les paysages sont toujours aussi magnifiques. A Sucre, un soir, avec Cyril, on rencontre cinq enfants de moins de 10 ans avec qui on passe plusieur heures à rigoler. Puis à un moment, l'un d'eux nous demande si chez nous le Père Noël passe parceque " ici il ne vient jamais car il n'y a pas de neige ni de cheminées... ". On leur à promit que si on le croisait, on lui en toucherait un mot. Si vous le voyez un jour, dites lui de passer à Sucre en Bolivie...

A Cotchabamba, on s'est essayé à un exercice qui s'opère ici en Amérique du Sud: le Semáforo. Ça consiste à aller jongler sur les passages piétons, pendant les 15 secondes que le feu est rouge, afin de récolter de l'argent. Exercice difficile qui s'est vite transformé en numéro de clown.

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  Sur le plateau Andin, on en prend toujours autant plein la vue et les poumons. Et quand nous ne dormons pas à la belle étoile (notre hôtel de luxe mille étoiles!) en se réchauffant autour d'un feu, on trouve toujours de la chaleur dans le coeur des gens. Toujours un toit sous lequel poser nos tapis de sol, toujours un repas à partager, des histoires à échanger...

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En se dirigeant vers La Paz, ça devient dur dur d'avancer certains jours. Il faut dire qu'en Bolivie, ily a très souvent une occasion de faire la fête. Et lorsqu'on passe dans un village un jour de fête, on se fait vite arrêter pour partager un verre. Puis ça continu en échange linguistique Franco - Aymara (dialecte de la région de La Paz), démonstration de jonglage avec bouteilles de bière... et finalement échange des rôles lorsque la Morenada commence. ( Une Morenada, c'est composé d'une fanfare et de gens qui dansent en ligne en tournant sur la route, avec des costumes magnifiques ). Lorsque la Morenada commence donc, certains enfourchent nos vélos pour que nous puissions danser et mener le défilé jusqu'à la place du village. De très grands moments!!!

 

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 ...Un dernier regard sur cette chère Bolivie, il est temps pour nous de rejoindre le Pérou... 

 

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